Matos : 16 mois et 22 000 kms plus tard (pour geek)

A présent au trois quart de notre voyage nous profitions d’être posé dans la casa de ciclista de la Paz en Bolivie pour faire un point matériel. Comme d’habitude, non geek s’abstenir !

8 mois et 13000 Kms plus tard
16 mois et 22000 Kms plus tard

Côté vélo

Fournis par notre partenaire Genesis Bike (Groupe Madison), nos vélos Genesis Fortitude Adventure 29er cadre acier Reynolds 725 se portent à merveille. On les adore! (Info de couloir : ils ne sont plus au catalogue 2014, mais reviennent en 2015, donc patience!) En plus de leur origine Britannique, leur conception leur donne plus d’une cellule en commun avec les fameuses Rolls Royce : Ils sont robustes, fiables, confortables, magnifiques…! Très roulants sur l’asphalte et parfaits pour les pistes et sentiers. Même sans amortisseurs le confort sur terrain cassant est bon, la maniabilité époustouflante. Une fois encore, on les adore! pignons voyageurs aux amériques Les jantes DT Swiss X 470 32 rayons, pourtant réputées peu robustes pour le voyage à vélo (source magasin de vélo de voyage en suisse) sont impeccables. Nous sommes agréablement surpris, on croise les doigts. Quelques rayons cassés, oui, mais rien de plus à déclarer.

Les freins à disque Avid BB7 ont déjà fait leurs preuves. Puissants, faciles à régler et entretenir. Les disques Avid ne s’usent que peu, et il y a fort à parier qu’il n’y aura pas à les changer en raison de l’usure avant la barre des 30 000 kms!

Depuis 13 000 kms nous roulons avec des pneus Schwalbe Marathon Mondial 28×1.60 / 700X40C. Un choix qui se voulait polyvalent et économique (cette taille de pneus coûte deux fois moins cher que les 28×2.00 tringles souples) mais qui s’est révélé parfois problématique sur terrain caillouteux, notamment sur la Great Divide Montain Bike Road. Un peu trop étroits, nous les avons plusieurs fois blessés, déchirés (surtout à l’arrière car c’est la qu’il y a le plus de poids). Mais pas de panique, l’aventure c’est l’aventure, et avec un peu de colle, du duct tape et du fil solide, on peut toujours s’improviser une solution assez durable. Virgile à roulé 15 jours dans la neige, la boue et les cailloux avec ce genre de réparation de fortune. Par contre, malgré leur robustesse nous avons remarqué que ces pneus ont tendance à se découdre sur les côtés. Il faut bien surveiller les fils qui commencent à pendouiller et très vite les coller (glue par exemple) pour stopper l’hémorragie si vous voulez user la gomme! Dorénavant, nous utiliserons des pneus plus large, entre 28×2.00 et 28×2.4 suivant le terrain. Schwalbe Marathon Mondial Moyeu Shimano Alfine 11 speed Internal Hub – SG-S700. Beaucoup se demande, comme nous nous le demandions nous même, si on peu réellement compter sur ce hub 11 vitesses pour un voyage au long cours. Pour nous la réponse est sans équivoque, « OUI », plutôt deux fois qu’une, même en terrain difficile. Le Hub est incroyablement silencieux, souple, précis. Il y a parfois une vitesse qui craque, mais cela est presque toujours lié à un défaut de tension de câble, comme les petits soucis d’indexation. Il est très facile de remédié à ces problèmes ponctuels en jouant sur la molette de tension où en vérifiant que la roue arrière est bien serrée (Eh oui, souvent la roue arrière se desserre et la roue oblique légèrement, pas assez pour s’en apercevoir en tenue de route, mais assez pour contrarier le hub!) Contre les recommandations du fabriquant qui déconseille de dépasser un ratio « dents pignons/dents plateau » inférieur à 2, nous avons opté pour un ratio bien inférieur puisque nous roulons depuis environ 13 000 kms, chargés et dans des conditions de terrain très variables, avec un pignon de 21 dents et un plateau de 32 dents (ratio de 32/21=1,52). Ce choix nous permet d’avoir un plus grand développement et de passer dans les côtes les plus raides, en mode off-raod ou non, malgré notre chargement. Il est donc facile de changer le pignon, en fonction du développement que vous voulez avoir, et puis tous les 7/8000 kilomètres à cause de l’usure (prévoir quelques pignons de rechange sur un long parcours, car le hub est gourmand). Alfine 11 speedsAutre point important, les vidanges. Pour les vidanges du Shimano alfine 11, donc, contre les recommandations de Shimano de nouveau, nous suivons les conseils d’un spécialiste en lubrifiant de la marque Motul, qui a longtemps travaillé chez… Ferrari. Rien à voir vous nous direz, et bien si en fait. Voilà ce qu’il nous a dit après avoir regardé la simulation 3D du hub : « le Shimano Alfine 11-Speed Internal Hub fonctionne comme une boîte de vitesse automatique de voiture ». Tiens donc! PAr contre, l’huile propriétaire que préconise Shimano pour les vidanges (après le rodage de 1000 kms environ, puis tous les 5000kms pendant la durée de vie du hub) avoisine les 300€ le litre si achetée au détail (oui, vous ne rêvez pas, 13,50 € les 50 ml), 80€ si achetée au litre, sans que Shimano ne donne les moindres précisions sur les caractéristiques de cette huile (indice de viscosité etc.). Donc, pour ce spécialiste, n’importe quelle huile ATF (Automatic Transmission Fluid) fait l’affaire aussi bien que l’huile Shimano, et on en trouve dans tous les pays du monde. Voilà qui est intéressant… Non? Autre point intéressant développé par notre contact, la première vidange serait cruciale, oui, absolument cruciale, comme l’indique bien Shimano, mais la fréquence des vidanges suivantes serait excessive si l’on s’en tient aux préconisations. Une vidange tous les 10 000 à 15 000 kilomètres suffirait amplement (et encore…), d’autant plus si l’on utilise une huile ATF de très bonne qualité (autour de 15 € le litre pour un excellent produit…) comme la Multi ATF de Motul par exemple… Intéressant nous vous disions.

Fidèles à leur réputation, nos portes bagages Tubus fournis par Vélonaute Lyon Liberté ne bougent pas. (Un Tubus Cargo Evo à l’arrière pour Virgile, et un autre à l’avant, inversé, facile à adapter / Un Tubus Cargo Evo à l’arrière pour Marion également et à l’avant un Tubus Lowrider). Il faut toutefois surveiller les serrages régulièrement, les points de rouille et les frottements avec les sacoches qui peuvent amincir les tubes à petit feu. Nous avons placé un scotch protecteur sur les zones concernées pour enrayer cette usure.

Pour les sacoches Carradice Super C, fournies par notre partenaire EspritRandonneur, nous les apprécions grandement. En coton duck très épais et cirées, elles sont très solides, spacieuses avec des poches très pratiques, faciles à réparer. A l’inverse des sacoches en matière plastique, elles respirent au soleil (pas d’effet de serre, donc pratique pour transporter de la nourriture par exemple). Elles iront bien au delà de notre traversée des Amériques, à n’en pas douter. Pour ceux qui se demandent si elles sont vraiment imperméables, nous pouvons dire que oui, et que non. Explications : ces sacoches sont fabriquées à la main, en Angleterre, et chacune d’elle présente ses particularités propres. Sur nos deux sets de Carradice Super C, nous avons pu remarquer que deux d’entre elles souffraient d’infiltrations lors de pluies généreuses, notamment par les coutures du dessous, et que la majorité d’entre elles étaient parfaitement résistantes à l’eau (on ne parle pas d’immersion, mais de pluie…). Mais pour nous, indiscutablement, les qualités de ces sacoches surpassent très largement ce petit désagrément. De toute manière, les affaires sensibles (vidéos, informatiques etc.), même dans des sacoches dites « waterproof », doivent toujours être protégées doublement dans des sacs étanches. Nous on les adore… Sacoches Super C Carradice Côté guidon, bien que le confort soit réelle avec les poignées Ergon (si vous hésitez encore, passez le cap!), Marion a décidé de troquer sont cintre droit pour un cintre One One Mary plus large, légèrement réhaussé et surtout avec un switch back marqué, ce qui devrait atténuer les douleur de cervicales à la fin des journées off-road. Virgile a hésité et attend de voir le futur cintre de Marion. A suivre donc…

Après avoir franchi la barre fatidique des 20 000 Kms nous pouvons dire que nos vélos Genesis Fortitude Adventure (son remplaçant vient d’être dévoilé) tiennent le choc malgré quelques petites réparations et remplacement que nous avons dû opérer. Premier changement pour la jante DT Swiss TK540 de la roue arrière de Virgile en Colombie. Elle avait commencée à se fissurer à l’intérieur. Le 28/29‘ (622 mm) est désormais bien implanté dans ce pays et nous avons pu assez facilement retrouver une jante Bontrager Mustang 29er dans une petite boutique à Pitalito. Le choix aurait été certainement plus large à Bogota ou Medellin. roue fissuree Cette deuxième roue n’aura pas fait long feu puisque arrivés à mi-parcours au Pérou nous avons pu constater que la « nouvelle » jante se fissurait également sur l’extérieur. Virgile a pu rejoindre la Paz en Bolivie, quelques 1000 Kms plus loin en utilisant une technique vue en Afrique. Nous avons fabriqué des cales en acier de construction afin de maintenir les parties fissurées comme dans un étau. Cette solution n’aurai pas été envisageable si nous avions eu des freins de type V-Brake. cale pour roue fissuree Une nouvelle jante DT Swiss TK540 nous a été renvoyée gracieusement suite à une demande au SAV de l’entreprise qui s’est montrée très réactive (bravo !). Quant aux causes de la fissuration prématurée des jantes de Virgile il peut y avoir de multiples raisons : le poids, le froid que nous avons connu au Pérou (nuits entre -10 et -20 degrés pendant plus de 3 semaines), une conduite un peu sportive (!), la pression des pneus, mais aussi l’assemblage des roues (tension des rayons, nombre de croisements, centrage etc.) qui joue un rôle primordiale. Les jantes du vélo de Marion, totalement d’origine, n’ont quant à elles pas bougées ! Les freins à disque Avid BB7 continue à montrer leur puissance et fiabilité dans la cordillère des Andes. Nous avons pu facilement retrouver des plaquettes de freins en Colombie, et en Equateur à Quito où nous avons trouvé des modèles avec pas mal de particules métalliques et donc plus résistantes. Au Pérou et en Bolivie, les plaquettes Avid BB7/Juicy sont plus difficiles à trouver, éventuellement dans les centres (Cusco, Lima, LaPaz, Huaraz etc.) Nous avons également changé les disques arrière en Equateur, Quito, car l’usure commençait à avoir une incidence forte sur l’usure accélérée des plaquettes. patin de freins Nous avons changé en Amérique Centrale un premier jeu de pneus et en avons profité pour monter des Schwalbe Marathon Mondial 28×2.0, un peu plus large en afin d’avoir plus de confort sur les chemins et pistes. Ces pneus se révèlent vraiment très solides et après 4000 kms paraissent encore neufs ! En prévision de notre itinéraire en Equateur et au Pérou nous sommes passés à la taille du dessus et avons monté des pneus Continentale X King 29X2.4, modèle 100% VTT. Nous avons alors énormément gagné en confort et en adhérence sur les pistes boueuses, les chemins caillouteux et tous les types de surface que peut offrir le off road dans les Andes. Malgré notre scepticisme concernant la longévité de ces pneus sur un voyage au long cours, 4000 kms plus tard ils sont toujours là et bien que la gomme soit un peu mangée (surtout sur le pneu arrière) nous pensons pouvoir encore rouler un petit bout de temps avant de les changer. pneux continental X King 29X2.4 La transmission avec le moyeu Alfine 11 speed (qui continue à tourner comme une montre suisse) se révèle être très bon marché et facile d’entretien. Nous n’avons pour l’instant changé qu’une seule fois le plateau (qui peut se retourner et repartir pour 10 000 kms !), le pignon et la chaine. Coût de l’opération : + ou – 10 Euros pour le tout… imbattable donc ! Cependant nous avons commencé à constater au Pérou que notre pédalier avait beaucoup de jeu suite à l’usure des roulements des cuvettes (boitier de pédalier). Nos vélos sont équipés de boîtiers Truvativ GXP qui ont la particularité de faire 22 mm d’un côté et 24 mm de l’autre, afin d’accueillir exclusivement les pédaliers du même fabricant (SRAM… Ah l’industrie du vélo), et il n’existe pas de réducteur (pour passer de 24 à 22mm par exemple…) pour un pédalier BSA 24mm comme fabriqué par la plupart des marques de l’industrie du secteur. Ces boitiers de pédaliers GXP sont donc difficiles à trouver au Pérou et en Bolivie (impossible presque !).Si vous êtes bloqué et que le jeu de votre pédalier s’avère vraiment trop pénalisant (vous pouvez toujours patienter en augmentant la tension de chaîne si vous êtes équipé d’un tendeur, car cela diminuera les à-coups et l’impression de taper des pieds en pédalant !), il reste la solution que nous avons adoptée: Nous nous sommes procurés deux boitiers RACEFACE (Contacter Gravity Bike à la Paz en Bolivie, ils sont calés et ont ce qu’il faut…) et avons changé la cuvette seulement droit, c’est à dire côté pédalier, car elle fait bien 24 mm de ce côté-là et que c’est elle qui est la plus usée et génère le jeu important dans le pédalier généralement. De l’autre côté, nous avons laissé la cuvette GXP et ses roulements d’origine. Après montage, l’astuce s’avère redoutablement efficace… A suivre ! Nous avons décidé au Mexique de nous fabriquer des sacoches de cadre dans le but de se débarrasser de nos deux sacoches et portes bagages avant. Nous avons pu trouver à la Paz (Baja California) un magasin vendant tous les matériaux nécessaires (tissu résistant, zips, scratchs, gros élastique pour le poches internes…) tissu sacoches de cadre et à l’aide de tutoriels sur internet et You Tube nous avons pu donner naissance à « Rouflaquette » et « Humpback » nos deux sacoches de cadre qui ne les quittent plus. Nous les trouvons très pratiques. Marion range la trousse à pharmacie ainsi que ses vêtements de pluie, gants et bonnet pour pouvoir parer rapidement à tous changement climatique. Virgile y stock trousse à outils, pompe et vêtement de pluie. On adore ! Nous ne pouvons plus nous en passer ! Rouflaquette Humpback Sinon pour le reste, selle, porte bagages Tubus que nous avons protégé avec des bouts de tuyaux, rien à signaler ! toujours impec, comme au premier jour !

Côté Camping


Après plus de 200 nuits passées sous la tente, nous ne pouvons que nous féliciter d’avoir opté pour une tente Vaude campo Eco 3 places fournie par notre partenaire Rayon Rando situé à Nantes. Elle est spacieuse, auto portante, possède deux absides (chacun la sienne!) et sa couleur vert foncé assure une discrétion indispensable pour bivouaquer en toute tranquillité (aspect très important!) Le tapis de sol n’est pas à toute épreuve, peu solide face à la concurrence américaine (prévoir une protection tarp ou couverture de survie). Troué par des branches et mangé par des fourmis nous avons du l’opérer à coup de duct tape plusieurs fois. Les arceaux ont plié un jour de grand vents (rafale à décorner des bœufs dans les plaines du Wyoming!) mais, malgré leur déformation ils continuent de maintenir la chambre parfaitement. Tant mieux d’ailleurs. Point négatifs, les zips sont fragiles : malgré toute notre attention (huilage répété), les chariots les plus sollicités se bloquent et ne parviennent plus à souder les glissières. Il y a toute fois une astuce magique mais plus ou moins durable pour remédier à cela : pincer légèrement (avec un outil type leatherman par exemple) les mâchoires du charriot endommagé. Oui ça marche !

NB : Nous avons alerté Vaude sur cette usure précoce et nous attendons un retour, peut-être pour nous renvoyer de nouveaux charriots ( facile à changer soi même encore plus auprès d’un cordonniers sur la route ! )

tente vaude eco 3 p Les sacs de couchages Helsport Lofoten LT (Airtex® Polyamide Ripstop) sont confortables, jumelables et particulièrement solides. Comme nous l’avait expliqué notre partenaire Pyrene Bushcraft, les températures de confort annoncées sont respectées, même au delà des espérances. Nous avons maintes fois dormis par -10°C/-15°C sans les déjumeler et très bien (avec mérinos, bonnet et drap de soie tout de même). Ils sèchent rapidement et restent chauds même humides. Par contre la compression diminue à mesure qu’augmente l’humidité. Les petites poches intérieures s’avèrent très pratique pour stocker nos… boules quies (!).

Marion dort sur un tapis de sol Therm-a-Rest® Z Lite Sol™. Facile à plier, indéchirable, increvable puisque non gonflable et très isolant, il s’avère toutefois un peu spartiate pour un voyage au long cours, et très difficile à nettoyer (pas faire tomber le bol de soupe dedans!). Il se tasse un peu et on ressent vraiment les imperfections du sol contrairement au tapis gonflable de Virgile, un ProLite™ Plus Small (facile à réparer avec un point de glue sur le trou plutôt qu’une rustine) qui quant à lui pèche par le manque d’isolation des jambes dans le grand froid. Bilan, on ne peut pas avoir toutes les qualités dans un même tapis…

Notre popote en titane EVERNEW UL Titanium Pot 1300 (qui a déjà traversée l’Afrique à vélo, l’Europe en stop, l’Asie en train et bientôt les Amériques à vélo!!!!!!) est toujours comme « neuve » malgré l’utilisation ultra intensive que nous lui faisons subir (quelques bosses aux fesses toutefois, attention au stockage, surtout en cas de chute avec le vélo!) Un peu cher la popote, oui, mais vous l’avez pour la vie! On like à 200%. Pour les couverts Snowpeak en titane, idem. popote titane Pour le réchaud multi combustibles, nous avions fait le choix, dans l’impossibilité de retrouver des pièces pour notre vieux Markill Phoenix, d’un modèle à 50 Dollars sur ebay. Oui, moins solide, moins bien fini, moins cher donc, mais finalement à la hauteur du job, et malgré quelques petites réparations de fortune (collier de serrage du tuyaux défectueux remplacé), il marche impeccablement (il faut bien graisser la pompe toutefois). A méditer donc.

Après maintenant plus de 400 nuits sous tente nous sommes obligé d’annoncer la proche retraite de notre tente Vaude campo Eco 3 places qui est à bout de souffle. Nous avons pu augmenter sa longévité en ayant recours à quelques astuces qui peuvent vous intéresser. tente vaude eco 3p En Colombie nous avons constaté (à nos dépend !) que l’imperméabilité de la tente n’était plus ce qu’elle était. Les joints étanches sur les coutures s’étaient décollés et le tapis de sols laissait franchement passer l’humidité. Nous avons donc refait une induction en utilisant un subtile mélange de silicone et de white spirit. Le résultat a été remarquable : Le tissu a retrouvé son effet déperlant et le tapis de sol n’a jamais été aussi étanche ! Pour avoir la recette magique c’est par là (attention bien lire tout l’article car en fonction du tissu de votre tente, différents mélanges sont préconisés). pignons voyageurs aux amériques D’autre part en Colombie les zips de la chambre interne ont commencé à lâcher un à un. Pour quelques euros nous avons pu faire recoudre de nouveaux zips par une couturière dans un marché local. Par contre, impossible de trouver des fermetures de bonne qualité, et impossible aussi de trouver des chariots doubles (ben oui, pour pouvoir ouvrir et fermer la moustiquaire de l’intérieur et de l’extérieur, c’est plus pratique).

Dernière mésaventure en date, par un matin de grand froid un arceau a cédé. Nous avons pu le réparer avec un bout de barreau de chaise scié (tube métallique) qui miraculeusement avait le diamètre parfait… Avec tout ça, et malgré ses bons et loyaux services nous avons décidé de donner sa retraite à notre tente. Nous ne sommes pas encore arrêtés sur le nouveau modèle pour affronter les vents de Patagonie, des conseils ?

Concernant le couchage, nous sommes toujours aussi ravis de nos sacs de couchage Helsport Lofoten LT qui s’avèrent très polyvalents. Pas trop chaud pour les altitudes plus basses et suffisamment confortable par -5°C. Nous avons dû cependant dormir avec tous nos vêtement ainsi que de bonnes chaussettes en laine de mouton lors des nuits très froides par -15°C/-20°C. pignons voyageurs aux ameriques

Côté cuisine, notre réchaud multi combustible de contrefaçon chinoise continue à fonctionner crânement. Il demande un entretient méticuleux mais il ne nous a pas fait défaut par -10°C, à 4600 mètres d’altitude, avec de l’essence de très mauvaise qualité ou les trois combinés ! Nous avons dû cependant changer plusieurs fois les buses qui s’encrassaient anormalement vite à cause de l’essence péruvienne qui n’est pas de la meilleure qualité dans les montagnes. Il est à présent possible d’acheter ces buses en ligne sur Alibaba (également compatibles avec les réchauds multicombustible Markill Phoenix). pignons voyageurs aux ameriques


Côté vêtements


Comme vous le savez peut-être, nous sommes fièrement soutenus par Schoffel, fabricant de vêtements outdoor bien pensés et solides. Nous en sommes globalement très satisfaits et vous pouvez retrouver toutes nos impressions, vidéos et tests sur schoffel en voyage.
Seule petite entorse à nos vêtements Schoffel qui continuent de nous habiller, nous avons acquis au Pérou de bonnes chaussettes en laine de mouton pour nous tenir les pieds bien au chaud par les nuits froides de la Cordillère de Andes et de l’altiplano bolivien.Vous pouvez retrouver nos derniers trucs et astuces et test de vêtements sur Schoffel en voyage.
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12 réflexions sur “Matos : 16 mois et 22 000 kms plus tard (pour geek)

  1. Salut les voyageurs ! Super beau parcours, chapeau, et super blog ! Une petite question : aviez-vous un GPS ou cartes routières ?

    • Bonjour ! Nous n’avons pas de GPS nous avons utilisé essentiellement des cartes mais aussi des itinéraires conseillés par d’autres voyageurs comme While Out Riding de Cass Gilbert ou bien Andes by Bike. Au Canada à l’arrivée dans chaque région dans les centre d’information touristique on trouve des cartes détaillées des routes. idem aux Etats Unis. Nous avons également suivi les cartes de l’itinéraire de la Great Divide Montain Bike road proposées par Adventure cycling association.

  2. J’étais assez intrigué par l’absence de sacoches avant dans vos photos : quel est le bénéfice de ce choix ? Mettre d’autres bidons d’eau ? Ne perd-t-on pas en adhérence ? est-ce que cela ne « pousse » pas trop sur le pneus arrière qui lui doit être plus sollicité ? Vous avez pesé votre matos hors vélo par hasard ? chouette site et histoires, en tous cas :)

    • Bonjour Sebaroudeur,
      Nous avons effectivement fait le choix de nous débarrasser de nos sacoches avant car au bout de quelques mois nous nous sommes aperçus que nous n’en avions aucune utilité, qu’elles étaient la plus part du temps vide et qu’elles nous genaient (en plus de nous alourdir !) plus qu’autre chose sur les pistes et chemins que nous empruntions. Nous avons donc troqué le tubus avant et les sacoches pour une sacoche de cadre qui rabaisse le centre de gravité et permet d’avoir accès rapidement à certains vêtements de pluie ou autre. Nous avons fait le choix d’une configuration plus VTT qui convenait mieux à notre manière de voyager. Nous sommes rentrés chacun avec 14 kilos de matériel hors vélo et nourriture et eau. Très bonne journée et au plaisir d’échanger ! Marion

      • super, merci pour votre réponse. 14 kilos chacun, c’est super ! j’imagine que voyager en couple permet aussi de mieux répartir le poids … et s’alléger !

  3. J’espère que tout se passe bien pour vous et que Virgile va mieux.
    Je voulais poser une petite question sur le porte bagage que vous avez (si je ne me trompe pas, c’est le tubus cargo EVO (pour freins à disques). Est ce que ça passe bien les pneus en 28 X 2.4 ?

    à bientôt, et bonne continuation, vous cartonnez.

    Dimitri

    • Salut Dimitri, oui on utilise bien des Cargo Evo de chez Tubus. On a juste du mettre une petite entretoise pour que le frein à disque ne touche pas et ça fonctionne au top. Sinon pour les pneux en ce moment nous sommes en 29X2.4 et ça passe nikel ! Bonne journée Marion

  4. MERCI à vous deux également pour votre expérience longue durée ( Marion et Virgile ).
    Je me suis permis de copier votre texte ( 2 très courtes phrases ) en ce qui concerne la fiabilité de l’ALFINE 11 dans VELOTAF.

  5. Encore un super descriptif et bilan du matos.

    Pour la tente, je ne suis pas un expert, mais une MSR serait pas mal type Hubba ou Hubba Hubba.

  6. Pingback: Matos: debrief à mi-parcours (pour geeks) | Pignons Voyageurs aux Amériques

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