Missions, tacos et cactus

Le temps était venu de passer la frontière vers Tijuana. Au loin faséyait dans le ciel un immense drapeau vert et blanc.

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Sur les collines grisées par le ciment et les mortiers, de longue traînées de goudron brillaient comme des fils d’argents. Nous nous sommes faufilés jusqu’à la douane parmi la foule qui avançait à grands pas. Un officier nous demanda ce que nous faisions avec nos lourds vélos, si nous avions des couteaux ou de la drogue pendant que passait, sans discussion, un Américain mal en point poussant un caddie de bois éclaté, de plastique fatigué et de carton pliés. De l’autre côté des barbelés, une impressionnante colonne de voyageurs filtrait au compte goutte vers les États-Unis, remontant jusqu’à la passerelle menant au boulevard de la Révolution. Les lunettes de soleil à mi nez, les chauffeurs de taxi guettaient les piétons. Les porteurs poussaient des charges le dos plié et les mains cramponnées aux poignées de leur diable. Les cambistes étaient froids, loin de toutes cette agitation dans leurs cabanons.

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Tout, de l’autre côté de la frontière, en vérité, semblait différent, de seconde main. Des caissons éborgnés cahotaient sur les chaussés bancales. Des filles maquillées attendaient à certains feux rouges, les yeux hagards. Pour sauver quelques gouttes de carburant, des motos allaient en roue libre dans les descentes, silencieuses comme un souffle. Dans une ruelle, des hommes torse-nus déchargeaient des fardes de canne à sucre. Dans les petits garages résonnait, de la fosse huileuse au plafond de tôle, de la musique ranchera, forte et entêtante. Des camions raclaient leurs tuyères dans nos bronches pour nous dépasser au pas, faisant de grandes embardées pour éviter un égout béant ou un nid de poule naissant. Un petit père nous salua depuis son étalage de citrons verts. Soudain, une flamme s’éleva bruyamment dans le ciel au dessus d’un capot. Elle s’éclipsa aussi précipitamment qu’elle était apparue. C’est alors que fit irruption, ruisselant de transpiration, un cracheur de feu tenant à la main un chapeau. Dans ce désordre titanesque, il suffisait d’un coup d’œil pour reconnaître les gringos. Certains ne faisaient que passer au volant de machines flambant neuves, d’autres allaient à pied, barbus, bronzés, installés ici pour vivre une vie moins chères et profiter de plaisir interdits. Les collines, la chaleur, la promiscuité générale, les saluts spontanés, les petits coups de klaxon, les taxis zigzaguant dans le trafic, les vapeurs de cuisine mélangées aux gaz d’échappement, tout ici me rappelait Tanger, mon premier jour en Afrique.

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Rapidement, nous avons quitté Tijuana pour Rosarito puis Ensanada où des nuages de mouettes tourbillonnaient au dessus des chalutiers rassemblés en grappe devant la criée. L’odeur de poisson nous prenait le nez. On réparait des filets, faisait frire en marmites des tacos de poisson et de viande. Des chiens errants aux oreilles cassées grattaient du museau les déchets poussés par le vent, traînant parfois une pattes sous leur corps séché. A quelques mètre d’un trou de chaussée, un homme en chasuble avait rassemblé trois grosses pierres, pour mettre un baril dessus et le feu dessous, que fonde l’enrobé pour mieux l’étaler. Dans un petit restaurant, nous avons mangé quelques tacos pour une poignée de pesos. La femme du patron offrit deux verres de bouillon de viande. Dans les toilettes, la chasse d’eau ne fonctionnait pas et il y avait un seau sans hanse. Il n’y avait aucun doute, nous étions bien au Mexique.

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Au loin, dans les brumes matinales et sous un ciel en bataille, de hautes montagnes se chevauchaient, projetant leurs formes comme des ombres chinoises. D’intouchables cactus dressaient leurs découpes arrondies à l’horizon tandis que d’autres, plus râblés et plus sournois, couraient telles des herses dans la terre sablonneuse. Nous étions, pas le plus grand des hasards du calendrier, le 20 novembre, anniversaire de la révolution mexicaine. De quelle révolution il s’agissait au juste, nous ne le savions pas, ignorance que nous partagions sans doute avec les enfants qui défilaient dans le centre d’Ojos Negros, tapant des pieds et poussant des cris d’insurgés. Aussi avides de liberté, d’autres enfants arrivèrent en renfort sur une charrette tirée par une Dodge, assis sur des bottes de paille enguirlandées. Ils  bondirent tels des énergumènes parmi la foule serrée, des pistolets en bois à la main, de fausses moustaches sous le nez et des sombreros vissés sur la tête. Les militaires qui nous attendaient quelques jours plus tard sur la route de San Felipe, plus à l’est, avaient quant à eux de vraies armes. Ils nous posèrent trois questions : depuis où, jusqu’à où, en combien de temps. L’un d’eux, plus gradé que le reste, envoya un soldat au campement, lequel réapparu au pas de course les bras chargés de bouteilles d’eau filtrée et de rations de nourriture. Outre le thon et le maïs cédé par les militaires, nous n’avions plus rien à nous mettre sous la dent sinon une relique américaine, un véritable cookie, le dernier d’une dizaine mangée avec lenteur, que nous avons partagé très équitablement et déguster miette par miette. Une once de nostalgie tenta alors de prendre racine dans nos esprits mais cette ronce plutôt que once, n’écorcha nullement notre bonne humeur, d’autant que, dès le premier jour, j’avais découvert le talent des mexicains pour la pâtisserie.

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Le soleil perça entre les nuages épais. Il irradia de lumière des montagnes anguleuses, qui de loin faisaient penser à du carton froissé avec ses pans striés de milles arêtes. La mer était claire, déclinée selon le ciel en camaïeu de bleu ou en miroir éblouissant. Le vent dans le dos, nous n’avons eu aucun mal à atteindre Puertocitos et d’autres villages si petits qu’on y trouvait à peine une galette de maïs. Le paysage était devenu rocailleux, aride, et les cactus plus rares. Des pierriers vermillons flirtaient avec des masses grisâtres grimpant de la mer émeraude jusqu’au ciel bourgeonnant. Au large, sous des nuées de goélands, des bateaux de pêche tiraient leurs lourds chaluts entre des îlots taillés en pointe.

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Une lumière rasante toucha la crique de petits galets dans laquelle nous avions monté la tente. Elle réveilla les couleurs et quelques pélicans qui se dissipèrent à l’approche d’un petit chacal. Une poignée de goélands indifférents observait la scène depuis sur le rivage inondé de soleil lorsqu’un canot apparu avec deux hommes en cirés à bord. L’embarcation cabotait plein sud, et c’était aussi notre direction. La route avait maintenant disparu, laissant place à une piste de sable blanc et de cailloux coupants. Les traces traversaient de longues plaines peuplées de hauts cactus, puis coupait une petite sierra fondée dans le granite avant d’atteindre Coco’s Corner, incontournable, au bout d’une autre plaine de sable et de cactus, interminable, à la jonction d’une piste tournée vers l’est en direction de Campo Calamajue. Des guirlandes de canettes produisaient dans le vent des sons de troupeau lointain. Un caravane trônait à côté d’un tonneau fumant et plusieurs carcasses de veilles américaines, totalement dépecées, achevaient d’être ronger par le vent de mer affamé. Plusieurs cuvettes remisées, posées à même le sable derrière un petit cabanon, donnaient à l’endroit l’anatomie d’un lieu peu fréquentable et semait le doute. Pourtant, une barque échouée dans le sable annonçait sur sa coque : Coco’s Corner. Il n’y avait pas d’erreur possible, nous y étions, à l’endroit précis qu’on nous recommandait depuis le centre des États-Unis. L’aura de Coco, il faut dire, avait enflée si bien que son coin figurait maintenant sur les atlas du pays et toute bonne carte détaillée. Il y a une vingtaine d’années, donné pour mort par un médecin, Coco avait débarqué dans ce désert hostile dix pesos en poche, une graine et une jambe en bois. Il avait alors creusé un puits, planté sa graine et fondé son eldorado, Coco’s Corner. Coco avait du remiser sa jambe en bois en se faisant amputer de la seule vraie qu’il lui restait, mais son arbre grandissait beau et fort et son eldorado, plus que jamais, s’imposait comme un refuge nécessaire pour les voyageurs en tous genres. Coco donnait de l’hospitalité et recevait en échange le trésor des rencontres, et il vivait heureux ainsi, malgré toute la peine que ses moignons lui causaient.

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Après la piste et le désert, c’est avec grande joie que nous avons retrouvé l’épicerie de Punta Prieta. Nous y avons acheté du miel, quatre tomates, des tacos, un kilos de bananes. L’épicier, qui gérait ses rayons depuis le comptoir en se contorsionnant, rassembla nos vivres délicatement à côté de sa petite balance. Il s’empara d’une calculatrice de la taille d’un livre et dont les touches étaient creusées par l’usure. Puis, citant à haute voix chacun des prix, il additionna le tout sous nos yeux. Le résultat de l’addition donna à notre commerçant de la satisfaction sans modération.  Son visage s’éclaira comme un flambeau et ses lèvres dessinèrent un arc bandé jusqu’aux oreilles.  Cent pesos, tout rond. « Regardez ! Regardez !» s’écria t-il en montrant les trois chiffres sur son petit cadran, cherchant sans doute à nous persuader de la rareté de cette occurrence. Puis, pour prolonger d’un instant ce bonheur d’épicier, il calcula le tout de nouveau avec extrême lenteur. Et la machine, une fois encore,  produisit sa magie et son effet jubilatoire. Cent pesos, tout rond!

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A Guerrero Negro, nous avons franchit le 28 parallèle marqué par un squelette de baleine grise, puis campé dans des forêts de cactus géants dont les fruits sanguins, pitahayas, étaient devenus notre dessert quotidien. Dans un environnement aussi généreux produisant des fruits au bon goût de framboise, nous n’étions aucunement tourmenté à l’idée de passer quarante jours dans le désert, bien au contraire.

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La route étroite était jalonnée de croix à la mémoire des nombreux disparus de la route. Les camions rasaient nos sacoches et n’hésitaient pas à doubler dans les virages ou les buttes dans lesquels avaient été installées, plutôt que des glissières, de belles vierges de Guadalupe tout aussi utiles.

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Là où travaillaient quelques ouvriers à la nécessaire réfection d’un accotement, un grand panneau indiqua, en anglais, « Hotel Rice and Beans », puis peu après, San Ignacio, une oasis de palmiers dattiers située à la botte des volcans des Trois Vierges. Tout ici était idyllique, les petits commerces aux devantures soignées, les murs colorés et les hauts dattiers chargés de grappes au moment même où la récolte battait son plein. Sur la place du village, une foule de retraités boiteux et filiformes patientait à l’ombre de grands arbres au feuillage charnu, à quelques pas de la mission et de l’église de pierres bâties par le peuple pour les jésuites, contre des dattes et du café, il y a trois cents ans. Nous étions vendredi, le dernier du mois, jour de distribution des pensions mensuelles. La cloche de fonte sonna plusieurs fois dans le ciel limpide et l’on vit un cercueil sortir d’une camionnette pendant que les enfants s’essoufflaient sur de petits vélos et qu’une poignées de touristes allait et venait dans ce joyaux paisible. Malheureusement pour nous, nous souffrions à San Ignciao de ne pas avoir suivit à la lettre les préceptes de Sainte Hildegarde, c’est à dire d’avoir osé boire autre chose que du vin ou de la bière. Ainsi, une eau puisée dans une barrique restée en plein soleil nous avais ruiné l’estomac et nous ne pouvions rien avaler, pas même de ces dattes chargées de bon sucre qu’il suffisait de s’abaisser pour manger. Nous avons alors rassemblés nos forces, assez pour marauder quelques citrons dans le jardin de la mission, et sommes allés nous effondrer jusqu’au lendemain dans les profondeurs de l’oasis luxuirante.

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Ce matin là, nous n’avions pas d’appétit. Sous un voile laiteux, le vent agaçait les longues feuilles pendues aux cimes des dattiers. Dans une parcelle voisine, trois hommes s’escrimaient à récolter des fruits. L’un d’eux était le propriétaire des terres, avec un ceinturon de cuir et des lunettes épaisses, un autre semblait de la famille et prêtait main forte tandis que le dernier, bien plus sombre de peau et coiffé d’un chapeau crasseux, était le grimpeur, équipé de bottes à crochets et d’une machette affûtée. Il lui fallait ainsi grimper jusqu’aux faîtes, passant une corde autour du tronc au cas où, puis élaguer les feuilles d’une main solide et trancher les grappes qu’il laissait glisser vers le sol sur une longe tenue en main par son employeur. Mais cette année, les dattes étaient mauvaises, sèches, tout juste bonne pour les animaux. « L’eau est un poison » nous expliqua le propriétaire, pensant nous apprendre quelque chose.

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Au sud, la route venait d’être refaite, avec une belle ligne jaune au centre, mais les glissières étaient déjà rabotées dans les vertigineux virons menant à Santa Rosalia. Le golfe de Californie pointa à l’horizon, précédé par une décharge en forme de cœur où se consumaient des détritus dans des fumées noirâtres. Une grande pêcherie chinoise, YongMing, peinte en bleu, succédai à la mine de cuivre coréenne. La ville s’achevait par une grande prison et ses miradors, eux-mêmes ceints par de vétustes caravanes où vivaient l’entourage des condamnés. C’était pourtant bien ici, dans cette ville étrange, que trônait un petit bout de France, une église en acier galvanisé faisant la fierté de toute la bourgade. Dessinée par Gustave Eiffel pour le besoin des missions françaises des régions tropicales, l’église avait été présentée à l’Exposition Universelle de Paris en 1889. Elle avait, disait-on, reçu le premier prix du concours, avec une certaine Tour Eiffel, avant d’être achetée puis exportée par le dirigeant d’une société minière, un certain monsieur La Frogue, et d’être reconstruite en Santa Barbara, sainte patronne des mineurs.

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Avant d’atteindre Loreto, nous avons longé une côte sublime et la Bahia Concepcion. De l’autre côté de la baie, par delà les îlots coiffés de cactus, la gronde des laves avaient levé d’un seul souffle de hauts remparts rocheux qui dominaient la mer turquoise. Quelques voiliers mouillaient dans les criques sablonneuses entourées de mangroves. La mer, déjà, nous en avions assez. Nous avions décidé d’atteindre La Paz, au sud de la péninsule, par San Javier, une mission juchée dans les montagnes de l’arrière pays et accessible au prix de gros efforts. Le hasard, une fois encore, voulu que nous y arrivions le lendemain de la San Javier. De de la mission paisible et de sa belle église de pierre ne restaient qu’un village en proie à la gueule de bois, une paroisse tout juste réveillée de ses excès. On démontait les échoppes construites pour la grande fête, on écoulait les derniers tacos et les barbes à papa. Les véhicules quittaient l’endroit en gémissant, bâtés de chaises, de tables, de couvertures et de matériel en tous genres. La fête était finie.

 Nous avons grignoter quelques tacos de poisson frit, mangé quelques douceurs à la confiture de lait et repris notre route par une longue piste. Les pluies de cette année avaient rongé le terrain, creusé de profondes rigoles et emporté avec elles des pierres de la taille d’armoires comtoises. Il nous fallut franchir une vingtaine de passages à gué, pousser nos vélos, porter, mettre les pieds dans l’eau et feinter les sables. La piste était dure, nous étions loin de tout mais nous étions heureux.

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En retrouvant la route goudronnée, nous avons atteint La Paz et son célèbre Malecon en quelques coups de pédale. Notre projet, alors, était de trouver un moyen de rejoindre le continent. La rumeur courait dans toute la ville que les ferrys étaient complets pour le mois à venir. Pleins d’espoir, nous nous sommes rendus au café des marins du port de plaisance et avons laissé un mot sur un petit tableau. Nous étions prêts à briquer le pont de n’importe quel rafiot, à faire le pain pour un équipage toute la durée d’un trajet et à nous rendre disponible pour toute tâche. La seule condition était que nous embarquions rapidement. Rapidement, oui, car nous étions attendus au Salvador pour une noce importante. Dans notre démarchage en règle, nous avions toutefois été devancés par un Anglais dont le message était peu clair, ainsi que deux Portugais qui cherchaient à naviguer vers la Colombie. Un Mexicain voulait un bateau pour transporter une grosse machine à coudre, et un vieux loup de mer, avec plus de quarante ans d’expérience et toutes les qualités requises, proposait ses services à qui voudrait bien en payer le prix. Nos chances étaient réduites, donc, et nous étions prêts à solliciter les bateaux marchands lorsqu’un homme vint à nous. Il possédait un catamaran de vingt mètres acquis pour une bouchée de pain à San Francisco quelques mois avant, ancré dans la baie, et il se préparait à partir avec sa femme et sa fille de quatre mois, après quelques réparations sur le gouvernail et le vent mauvais. Nous avions de la veine à revendre et allions bientôt pouvoir poursuivre le voyage à bord de Searaven, direction Puerto Vallarta.

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7 réflexions sur “Missions, tacos et cactus

  1. Wonderful meeting you in the sand dunes of Glamis. Finally got a chance to read your blog. I love Baja, and have been from Tijuana to La Paz off-road. My family still has a place in Puertocitos.
    Wishing you safe travels.

  2. Wow, le 15 décembre 2012 j’arrivais à La Paz et quelques jours plus tard j’embarquais sur un voilier avec mon vélo. Presque un an jour pour jour! Magnifiques photos de Baja.

    Bonne année!

    Stéphanie

  3. Chers amis,
    Sur les quelques photos je vois que vous vous portez bien et je m’en réjouis vraiment.
    Perso, je reviens de 3 semaines au Cameroun et je serai en Australie avant la fin de cette belle année, je n’ai pas à me plaindre!
    Continuez à nous envoyer de beaux textes, de belles photos et surtout, éclatez-vous!
    Amitiés

  4. Ca fait toujours super plaisir de lire des nouvelles de votre périple et de voir vos visages de plus en plus bronzés sur les photos ! J’adore les framboises alors je vous envie avec vos fruits du désert, même si par contre je ne suis pas certaine que je serai aussi réjouie que vous à l’idée d’y passer 40jours ;o)

  5. Déjà les premiers pas… il est tant de lui trouver une draisienne à ce bambin! Merci pour votre message qui fait super plaisir! Ben oui, on en rêve des victuailles, mais j’ai bien peur que notre point de chute soit Ushuaïa :+) On se rattrapera à notre retour! On pense bien à vous sous le soleil des tropiques! Bises de Baja California

  6. C’est toujours un plaisir de vous lire et de voir que votre périple se passe bien. Ici tout va bien, l’hiver est là et Côme essai de faire ses premiers pas… on vous embrasse fort et n’hésitez pas à nous solliciter lorsque vous aurez un point de chute pour qu’on vous envoi quelques victuailles francomptoise!!!

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