Allô la terre? Ici le permafrost!

Bonne anniversaire l’aventure! Un mois tout rond que nous avons quitté Anchorage, Alasaka. Déjà! Un mois que nos fervents supporters s’impatientent de nous lire, secs, sans rien à se mettre sous la dent, sans la moindre petite nouvelle à l’horizon. On vous le dit sans détour, il va falloir patienter encore un peu, que les anecdotes enflent notre verve d’une part, de l’autre que nous délaissions définitivement le permafrost où Internet est une denrée aussi rare qu’un kilo de Comté au fin fond du Congo! Et on exagère à peine… si si! Voici quelques amuse-bouches qui, nous espérons, vous ferons sembler le temps moins long.

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Depuis Anchorage, nous avons déjà parcouru la même distance qu’entre Lyon et Istanbul. Si nous étions partis plein sud, depuis Lyon, nous serions à deux pas du Sahara Occidental, au sud du Maroc, et nous aurions vu milles choses, laissé mille paysages passer sous nos yeux, vu plusieurs mondes. Là, niet, ce n’est pas le cas. Les forêts de résineux se succèdent de roadhouse abandonnées en roadhouse effondrées. Nous sommes maintenant au Canada, en Colombie Britannique, et rien n’a vraiment changé. Le paysage est si longuement le même que nous avons l’étrange impression de ne pas avancer, parfois de reculer. Pourtant Edmonton n’est plus si loin et la carte nous prouve que nos efforts ne sont pas ingrats.

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En vrac, nous avons connu des tempêtes terribles, des soleil aussi vrais que des fours, des pentes infernales, vus des hydravions s’effacer dans le ciel au dessus de lacs de jade, rencontré un trappeur qui nous a expliqué pourquoi une arme de gros calibre est indispensable au pays des ours, surtout si on a laissé une cacahuète dans la tente par inadvertance, car les ours, tenez vous bien, ont un nez de la taille d’une jambe ! Avons rencontré un chercheur d’or, pour vrai, à qui il manquait une dent de devant et une branche de lunette, qui nous a offert une vraie pépite d’or -que nous lui aurions bien laissé pour aller voir un dentiste et un opticien-, vu de gros ours dans les fossés, sur la route, gros frissons, des bisons sauvage qui n’étaient pas indifférents à la veste GoreTex rouge pétant de Marion, petits frissons, avons chevauché la célèbre Top of the World HighWay où un autre chercheur d’or, qui avait une vraie barbe de père Noël et le regard habité d’une rare bienveillance, nous a offert le gîte sous une pluie battante qui menaçait de se transformer en neige, avec un bon feu crépitant, avant de fondre à la verticale sur Dawson où nous avons retrouvé la cabane où Jack London avait passé ses vaines années de prospecteur mais où, sans doute, toute sa plume lui avait été inspirée. Ah oui, important, nous avons aussi planté la tente dans un jardin pas comme les autres.  Les mots s’inclinent devant la photo ci-dessous.

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Plein sud, nous retrouvons petit à petit la civilisation, les magasins et la « bonne nourriture ». Aujourd’hui, nous avons même acheté des cerises…

Devant nous il y a la route, la route encore. La route que nous aimons, et l’autre aussi.

On vous promet de belles nouvelles avant le 15 août. Par Virgile, avec Marion.

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